Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG en séjour à Labé pour assister au Ziara de l’érudit Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, décédé, il y a 87ans. A accordé une interview à guinee7.com à sa résidence privée située au quartier Kouroula.

Quels commentaires faites-vous de la présence du virus ébola en Guinée et de la riposte organisée contre lui ?

Cellou Dalein Diallo: Ecoutez c’est triste pour notre pays que nous soyons envahis par cette maladie qui pour l’instant n’a pas de traitement donc nous devons ensemble prendre toutes les dispositions pour conjurer le mal. Je pense que tout ce que le pays compte de ressources  devraient être mobilisées pour mettre un terme à l’évolution de la maladie. Déjà hier à la fondation Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan j’ai suggéré à Thierno Badrou, l’imam de la grande mosquée de faire des prières pour solliciter l’aide de Dieu dans la lutte que nous menons contre cette maladie. Je pense qu’il fallait situer l’origine du mal. Je ne sais pas si le gouvernement a perdu du temps ou pas mais nous avons appris que le ministère de la santé a envoyé des échantillons aussi bien en Europe qu’au  Sénégal  pour diagnostiquer la maladie. Mais quelles sont les dispositions prises, nous n’avons pas une capacité suffisante dans nos services de santé, il n’ y a pas de moyens et puis on ne se prépare pas pour des maladies qu’on avait jamais connues. Je ne trouve pas de circonstances atténuantes, mais je dois dire objectivement un certain nombre de décisions ont été prises ça permis de situer le mal, ensuite solliciter l’appui  des organisations internationales comme l’OMS, médecins sans frontières et tous ceux qui ont des capacités susceptibles d’aider ont répondu je pense que c’est un effort. Je pense l’autre aspect c’est de conjuguer l’effort de tout le monde pour que chacun là ou il est puisse prendre des mesures pour éviter de favoriser la propagation de la maladie.

Aujourd’hui vous êtes le chef de file de l’opposition guinéenne et y a une pléthore de partis d’opposition et malgré tout, il vous est arrivé un moment où vous vous êtes sentis abandonnés dans le combat mené contre le régime en place ?

Ecoutez, abandonné, pas du tout parce que ce qui est important c’est les citoyens, aujourd’hui à vue d’œil on comprend que les citoyens sont mobilisés pour  lutter contre la dictature annoncée. A cet égard moi partout où je passe on sent qu’il y a une mobilisation, une prise de conscience nette des risques et  menaces qui pèsent sur notre pays sur l’unité de la nation, la démocratie  ou les droits humains. Je n’ai aucun doute sur la mobilisation citoyenne pour que notre pays sorte de la misère et  instaurer un Etat de droit  et pour améliorer  leur condition de vie. Vous savez bien qu’aujourd’hui la précarité affecte l’écrasante majorité des Guinéens. Rares sont les ménages qui peuvent assurer les 2 repas par jour. On n’a pas d’eau, on n’a pas d’électricité, les infrastructures routières laissent à désirer, la justice n’existe pas on n’est pas en sécurité, donc les Guinéens sont conscients de ça et y a une responsabilité importante du gouvernement dans cette situation qui procède à l’exclusion de certains, il utilise toujours la force alors que ce n’est pas nécessaire et il n’arrive pas à créer de recours pour les citoyens, pour les investisseurs et les entreprises. Je pense que l’UFDG n’est pas isolé dans le combat.

Comment réagissez-vous aux propos de Jean Marie contre vous et votre parti ?

Vous savez si c’est un débat sur des questions qui intéressent tout le monde et qui intéressent la nation, mais lorsque c’est la calomnie, médisance,  je ne réponds pas.

Bientôt élections communales et communautaires, l’UFDG a au moins 15 communes où il peut remporter les élections si elles se tiennent, est ce que vous ne craignez pas des rivalités entre candidats pour diriger les communes ?

Chaque fois qu’il faut choisir une personne parmi des milliers de cadres  y a des problèmes parce que chacun a des ambitions légitimes. Mais le parti est suffisamment structuré  on trouvera toujours une solution.

Pour rappel lorsqu’il fallait designer les députés qui ont figuré sur les listes uninominales y avaient beaucoup de bruits, nous avons rejeté beaucoup de candidatures mais on n’a pas trouvé de solutions soit par consensus soit par le vote pour designer finalement un  sans qu’on enregistre une démission ou un découragement chez les autres.

Autre chose des rumeurs avaient gagné les rues ici à la Labé concernant les conditions d’occupation de votre villa en face de la résidence du gouverneur ?

Je n’ai pas acquis la villa, j’ai acquis le terrain c’est moi qui ai construit la villa, les autorités d’alors m’ont attribué le terrain dans la transparence, rien n’est obscure. Le ministre de l’urbanisme et  de l’habitat avait écrit au ministre de l’Agriculture si on pouvait prendre un morceau là-bas. Le département de l’Agriculture a répondu à l’habitat qu’il n’avait pas d’objection par rapport à cette partie-là. Ensuite l’habitat a pris un arrêté m’attribuant une parcelle à usage d’habitation. Je ne vois pas pourquoi on veut contester cette acquisition légale  parce que je  suis un leader politique peut être.

                                                              Interview réalisée par Alpha Ousmane Bah

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