Selon nos informations, le cadre d’investissement du projet Simandou sera ratifié ce samedi par la majorité simple des députés de la Mouvance présidentielle. Parce qu’il y a quelques jours, les députés de l’opposition ont décidé de bouder les travaux du parlement. La ratification du cadre d’investissement est une étape importante pour le développement de ce projet minier le plus important, selon des spécialistes, de l’Afrique. Elle donne au projet des instruments juridiques pouvant gérer l’aspect commercial et fiscal, entre autres.

Simandou-Sud (les blocs 3 et 4) est très riche en minerai de fer. Il produira (estimation) entre 95 et 100 millions de tonnes par an  avec un coût total de 4,647 milliards US $

Dans le Simandou, l’Etat à part les taxes, impôts et redevances, bénéficiera de 7,5% (cette part peut atteindre 35%) des actions de Simfer qui exploite la mine. Les autres actionnaires sont le groupe Simfer Jersey limited à hauteur de 87,9% (elle-même détenue par Rio Tinto à 53% et Chinalco à 47%) et la SFI qui détient 4,6%.

Le cadre d’investissement qui sera ratifié ce samedi établit les conditions de la convention BOT de Simandou qui s’applique aux infrastructures. Le point essentiel du projet. Car comme l’a dit un expert, ‘‘le Simandou est beaucoup plus un projet infrastructurel que minier’’. La société responsable de la construction et de l’exploitation des infrastructures, Infraco, rendra le chemin de fer et le port à multi-usage à la Guinée après ‘‘une période d’investissement de 30 ans’’.

Le chemin de fer de Simandou, le trans-guinéen, d’une longueur de 650 km coutera 7, 086 milliards US $. Et le port sur la rivière Morebaya (Forécariah) coutera  4,135 milliards US $.

Selon le cadre d’investissement, la construction du projet est prévue en deux étapes : La première est l’étape qui consiste à développer le site minier du sud d’Oueleba doublé de la construction du chemin de fer et du port, avec à la clé 50 millions de tonnes par an. L’exploitation de la partie nord du site et le développement de la capacité des installations ferroviaires et portuaires jusqu’ à 95 millions de tonnes par an, constituent la deuxième étape du projet.

Ibrahima S. Traoré

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