Le Mali n’a pas baissé sa garde face au virus Ebola et maintient les dispositifs sanitaires et sécuritaires mis en place à Kourémalé, ville frontalière avec la Guiné, l’un des pays les plus touchés par l’épidémie, a constaté un correspondant de Xinhua.

Aucun cas suspect de la maladie n’a été signalé au Mali depuis le 6 décembre 2014, date à laquelle le test de dépistage d’Ebola du dernier malade hospitalisé au centre de traitement de Bamako a donné un résultat négatif.

La prévention continue à travers la sensibilisation et le maintien des dispositifs sanitaires et sécuritaires, ont déclaré à Xinhua les autorités municipales et sanitaires de Kourémalé (120 km au sud-ouest de Bamako), d’où était entré en octobre dernier le premier cas d’Ebola, venu de Guinée.

Depuis lors, la vigilance s’est renforcée dans la région de Kourémalé, qui est l’une des quatre aires à la frontière guinéenne et qui constitue la principale porte d’entrée au Mali des voyageurs venus de Guinée, a indiqué à Xinhua le Dr Sirama Coulibaly, médecin chef du district sanitaire. C’est la raison pour laquelle le poste-frontière de Kouremalé compte à lui seul trois des huit cordons sécuritaires installés dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la maladie à virus Ebola.

Le premier cordon est installé à l’entrée du Mali, sous le contrôle du bureau des douanes maliennes à Kourémalé. Ce cordon permet notamment de prendre la température des passagers et de séparer les ressortissants maliens et guinéens, a indiqué Harouna Traoré, inspecteur des douanes.

Bien qu’il n’y ait aucun cas de maladie à virus Ebola, le contrôle préventif continue, a-t-il ajouté.

A moins d’un kilomètre de là, un deuxième cordon sécuritaire est situé à l’intérieur de Kourémalé, où la police vérifie que les passagers ont bien été contrôlés par les douaniers maliens.

Afin d’interpeller les éventuels contrevenants, un troisième cordon sécuritaire est installé à Nougani, à 8 km de la ville de Kourémalé, sur la route de Bamako.

Une équipe mixte travaille 24h/24h par rotation au niveau de chacun des trois cordons sécuritaires, a indiqué le sergent Moussa Simaga de la protection civile. Cette équipe mixte est composée d’agents de santé civils et militaires, de gendarmes, de policiers, d’agents de la protection civile et d’agents de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a-t-il ajouté.

A Nougani, enfin, les passagers sont de nouveau contrôlés si le nombre de passagers mentionné sur la carte remise au chauffeur du véhicule au premier poste ne correspond pas au nombre réel, a expliqué Guiba Condé, agent de l’OIM.

Outre ces trois cordons, la population s’est également organisée en brigades villageoises et brigades de jeunesse pour obliger les voyageurs à se faire contrôler.

Mamady Massaman Kéïta, le maire adjoint de la commune rurale de Benkadi, dont dépend Kourémalé, a indiqué à Xinhua que les membres des différentes brigades, les agents de santé, les policiers, les gendarmes, les douaniers et les sapeurs-pompiers se réunissaient chaque vendredi.

Le Dr Sirama Coulibaly a indiqué qu’en plus de redynamiser les comités de suivi, son district recevait également chaque mercredi les rapports d’activités de chacun des huit cordons sécuritaires et les analysait.

“Depuis juillet 2015, nous avons un serveur au niveau de la direction nationale de la santé à Bamako. Une fois les rapports analysés, nous gérons les problèmes que nous pouvons régler. En cas de difficultés, nous envoyons un SMS qui affiche une alerte rouge au niveau du serveur et Bamako s’emploie à prendre les mesures nécessaires”, a expliqué le Dr Coulibaly.

Le Mali a enregistré sept cas confirmés de maladie à virus Ebola. Cinq patients sont morts et deux sont guéris.

Depuis, aucun autre cas confirmé de maladie à virus Ebola n’a été signalé au Mali.

Après 42 jours de surveillance sans cas confirmé de maladie à virus Ebola, le ministre malien de la Santé Ousmane Koné avait déclaré le 18 janvier 2015 la fin de l’épidémie de maladie à virus Ebola au Mali, conformément aux directives du Règlement sanitaire international.

Xinhua

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