C’est sous la conduite de Binko Mamady Touré, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et la supervision d’une délégation dépêchée par l’Institut  Polytechnique Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire, que les bacheliers guinéens de la session 2018 ont affronté, ce lundi 27 août, les épreuves du  concours d’entrée aux classes préparatoires pour les grandes écoles. Cela s’est passé dans les locaux de l’université Gamal Abdel Nasser.

Ils sont en tout 129 bacheliers à concourir dans les épreuves d’anglais, de culture générale et de culture scientifique ; chose qui  permettra aux meilleurs d’entre eux d’avoir la chance de bénéficier d’un séjour à l’Institut Houphouët Boigny, où ils pourront se former dans les domaines techniques, notamment  l’industrie,  les mines, l’ingénierie,  l’architecture…

Présidant ce lancement, le secrétaire général du ministère a expliqué le contexte de ce concours : « L’institut national polytechnique Houphouët Boigny  de Yamoussoukro a signé un contrat avec l’institut polytechnique de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. C‘est ce qui fait que nous organisons ce concours pour la deuxième année consécutive. Ce concours concerne 129 jeunes détenteurs du bac en sciences expérimentales et mathématiques, ayant obtenu le baccalauréat avec une moyenne supérieure ou égale à 12 ».

Enseignant à l’institut en question et chef de mission pour l’organisation du concours 2018 en Guinée, Kesse Touvalé Marcel, estimant que l’expérience de l’année dernière a servi pour la facilitation de l’organisation de celui de cette  année, a dit que : « Le concours qui est organisé est uniquement pour la formation des ingénieurs. Donc, les bacheliers guinéens qui vont réussir à ce concours-là,  recevront une formation pour devenir ingénieurs dans au moins 5 ans, parce qu’il y a la possibilité de reprendre dans chaque cycle une fois. Les épreuves auxquelles vos candidats sont soumis, ce n’est pas des épreuves comme au bac. C’est juste voir leur capacité à réagir devant une situation, devant un problème. Qui réagit vite ? Qui réfléchit vite ? C’est celui-là qui demeure et réussit facilement dans la formation d’un ingénieur ».

« Nous avons beaucoup de filières. A l’institut, nous avons 6 grandes écoles en fonction des spécialités, vous avez l’école des mines, des travaux publics, du commerce, de l’agronomie, d’industrie. Nous leur donnons un diplôme, mais ce que je peux vous dire, c’est que nous sommes reconnus mondialement », détaillera-t-il plus loin.

Parlant de l’organisation interne de ce concours, Mme Camara Kadiatou Barry, chargée de la mise en place des classes préparatoires guinéennes, a émis un souhait : « L’année dernière, sur 128, nous avions 21 admis dont 8 filles. Donc cette année, on espère que nous aurons au minimum la même proportion ».  Au-delà, elle a rappelé qu’ « aujourd’hui, nous avons une collaboration tripartite entre les écoles françaises, notamment, l’école polytechnique de Paris ; le lycée du Parc de Lyon ; l’institut polytechnique de la Côte d’Ivoire et la Guinée. Cela, c’est pour que nos jeunes accèdent à ce qu’on appelle les classes préparatoires pour les grandes écoles. Mais faut dire que cela, c’est en attendant que la Guinée ait elle-même ces classes préparatoires pour les grandes écoles ; je pense que dans quelques années, nous aurons ces classes préparatoires et les étudiants guinéens, à partir de la Guinée, pourront faire ces concours ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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