Karamo Keita, 6 ans, a perdu sa mère, son frère aîné et son grand-père, des suites d’Ebola. Il a durement ressenti ces deuils, en particulier celui de sa mère, dont il était très proche. Depuis, l’enfant s’était isolé de sa famille et de sa communauté, pour se réfugier dans la solitude et refuser de s’alimenter, un constat de la Cellule de Communication du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance en Guinée (Unicef/Guinée).

En soutien aux enfants comme Karamo, l’Unicef appuie le Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (MASPFE) dans la mise en œuvre d’activités d’appui psychosocial en réponse à l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Ces activités visent à apporter une réponse communautaire à l’isolement et à la détresse vécue par les enfants rendus encore plus vulnérables par l’épidémie.

Plusieurs partenaires de l’Unicef dont AFA, Child Fund, Enfance du Globe, Monde des Enfants, Plan Guinée, Sabou Guinée et Tostan s’assurent de la bonne exécution des ateliers à travers le pays. Ils s’appuient sur des volontaires recrutés au sein des communautés, qui participent à des formations et organisent des visites familiales et des causeries.

A ce jour, 110 585 enfants ont participé à 5563 séances ludiques et éducatives organisées dans chaque village et secteur affecté des 26 préfectures touchées et à Conakry.

Dans chacune des localités, trois séances hebdomadaires sont organisées pour quatre groupes d’âge : 4 à 8 ans, 9 à 12 ans, 13 à 15 ans et 16 à 18 ans. Les séances tiennent compte du contexte épidémiologique actuel en systématisant le lavage des mains au savon et la prise de température avant le début de l’atelier, en maintenant assez d’espace entre les enfants.

A Banfèlè, un hameau de la Commune Urbaine (CU) de Faranah, Karamo reprend peu à peu goût à la vie. Il vit à présent avec sa grand-mère et sa famille élargie. Il participe aux ateliers organisés par l’Unicef à travers l’ONG, Tostan trois fois par semaine. Ces ateliers lui réapprennent à jouer tout en apprenant et se développant. C’est également un espace qui réduit les risques de stigmatisation à l’égard des enfants affectés par Ebola.

Après avoir perdu sa mère, son frère et son grand-père des suites d’Ebola, le petit Karamo profite des ateliers de l’Unicef pour reconstruire sa vie.

AGP

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