Le nouveau gouverneur de Conakry, Général Mathurin Bangoura, arrive au moment où, les populations de la Capitale sont étreintes par l’occupation anarchique de toutes les rues à des heures impossibles de la journée, et la nuisance publique la nuit par des danses folkloriques sans norme d’éthique.

Le Général Mathurin Bangoura saura-t-il apporter une solution idoine, en plus de la priorité d’assainissement et de sécurité qu’il inscrit à son Agenda ? C’est la grande interrogation de bien des citoyens qui priaient avoir un homme de son acabit.

Ni New-York, encore moins les rues de la capitale brésilienne, ne pourraient  apparemment dépasser Conakry en termes de passion que les jeunes manifestent pour le sport de rue, depuis un certain temps. Un décor qui, visiblement, frise aussi la tendance à un libertinage à multiples conséquences que les paisibles citoyens ressentent déjà.

‘’Si l’Etat ne se tourne pas vers cette situation, elle risque de favoriser la formation de bandes de délinquants dans tous les quartiers, capables un jour de dicter leurs lois au grand dam des usagers de la route’’, alerte un sociologue qui a requis l’anonymat.

Témoins d’une scène de désolation, un expatrié libérien, pense que le courage des jeunes de Conakry de barrer la route pour jouer au football, est une bombe à retardement.

‘’C’est comme çà que tout à commencé dans mon pays, une pagaille urbaine qui a donné naissance à ce qu’on a appelé plus tard des enfants soldats’’, a martelé John Williams. Sinon, comment comprendre que des gamins de 10 à 18 ans puissent briser les vitres d’un luxueux véhicule qui aurait écrasé par hasard leur  ballon ? Un autre citoyen du quartier, aussi allergique à ce laisser-aller, dira que  c’est la faute à  l’autorité : ‘’au temps de la révolution on ne pouvait même pas y penser’’.

Le football de rue, dont il est question, étouffe vraiment la population ces derniers temps. Les jeunes placent leur Goal au milieu de la route, s’ils ont la gentillesse de ne pas bloquer carrément l’artère par des blocs de cailloux. D’autres vont jusqu’à placer des hauts parleurs au nom d’une animation bruyante qui empêche aussi le repos des voisins.

‘’En matière de liberté publique, tout cela n’est pas normal’’, insiste ce sociologue, ‘’car c’est de la nuisance, et la loi a prévu des dispositions légales que nuls n’observent aujourd’hui’’, a-t-il indiqué.

Madame Camara Fatoumata au quartier Sandervalia, victime de marmite renversée par des tirs de ballon devant sa porte, et plusieurs fois, s’interroge sur l’importance du rôle des chefs de quartier actuellement. La pauvre se décide d’attirer l’attention de l’Imam, afin que le conseil de Mosquée sensibilise un peu les familles, qui ferment aussi les yeux sur le comportement de leurs enfants dans la rue. On dirait que Conakry est à l’abandon ces derniers temps, regrette la Dame et souhaite que Dieu ‘’nous donne un gouverneur qui aura le courage de faire face à ces genres de délit dans la Cité’’.

En attendant, les usagers de la route ne savent plus à quel saint se vouer, tant le comportement des jeunes de Conakry est insupportables à cause du football de rue et autres danses populaires qui durent jusqu’à 2 heures le matin, dans un brouhaha indescriptible.

Ce qui fera dire à un observateur fataliste, que la pagaille organisée par la jeunesse est la cause de son retard, parce que ‘’le pécher que cette jeunesse accumule en longueur de journée dans les rues, ne restera pas impuni. Dieu ne dort pas’’, enseignera-t-il.

A noter, qu’en dépit des droits reconnus aux usagers de la route, comme prioritaires à y circuler sans encombre, sauf pour des cas de force majeure, en contrepartie des taxes qui leurs sont imposées (vignettes), les forces publiques  semblent indifférentes qu’à la régulation qui protège les véhicules et leurs  propriétaires devant la trop grande liberté que se donnent les jeunes qui jouent au football dans les rues de Conakry. 

Source : AGP

 

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Mais les espaces réservés aux jeunes sont envahis par le béton ! Exemple le terrain du quartier Hafia transformé en poissonnerie. Il faut que le gouverneur pense à aménager des espaces de jeu dans chaque quartier quitte à casser des maisons et rembourser leurs propriétaires. Quand les gens étouffent, ils s’énervent trop facilement. Ces jeunes sont certes très indisciplinés mais ils n’ont nulle part où aller. Ils jouent même à quelques mètres de la primature et de la présidence.

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