L’organisation guinéenne de la citoyenneté (OGC) a tenu une conférence de presse, ce lundi 27 août 2018, à la Maison de la Presse, à Coléah. L’objectif de cette conférence était la problématique des accidents de circulation en général, et particulièrement les taxis-motos, dans la région de Conakry.

C’est en vue de diminuer les accidents de la circulation dans la vile de Conakry, particulièrement ceux causés par les taxis-motos, que l’OGC a fait une étude des statistiques dans les différents centres hospitaliers et centres de santé communautaire de la capitale.

« Du premier janvier au quinze juillet, le CHU Ignace Deen a enregistré 22 accidents partagés en tranche d’âge. Hommes de 20 à 50 ans, 22 accidents,  femmes de 19 à 35 ans ,10 accidents, enfants de 1 à 10 ans, 3 accidents, dont six décès chez les hommes, quatre chez les femmes et zéro chez les enfants. Au CHU de Donka, de janvier à juin, seulement au service des urgences, on a enregistré 934 cas sur la voie publique, dont 707 causés par les accidents de motos. Sur les 707 cas, il y a eu un dépôt de 25 corps », a expliqué Saliou DK Keita, chargé des programmes, selon les données recueillies dans ces différents centres hospitaliers de Conakry.

Par ailleurs, si dans certains hôpitaux, les données des accidents de motos-taxis sont plus ou moins bien organisées, d’autres sont complètement désordonnés avec des données erronées, comme le cas du centre de santé communautaire de Ratoma, où il a été enregistré en 2018, 176 cas en février, en mars : 217, en avril : 228, en mai : 219 et en juin : 181, pour une total de 1.702 accidents, dont zéro décès. A Matam, le constat reste le même, où 58 cas ont été enregistrés dont zéro décès aussi.

Pour Alsény Oumar Diallo, président de l’association, les accidents de taxis-motos prennent de plus en plus d’ampleur, et il en appelle aux décideurs et au gouvernement, de gérer ce phénomène : « Les accidents sur les motos-taxis  en Guinée sont en train de devenir un phénomène qui prend de l’ampleur. Dans tous les accidents, si vous prenez 100 cas, vous verrez 70 des cas sont causés par les motos-taxis. C’est la raison pour laquelle, on s’est retrouvés, nous, les membres, pour attirer l’attention des décideurs, le gouvernement, pour gérer ce phénomène », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que cela n’a pas été une tâche facile pour eux, car certains centres hospitaliers ne disposent même pas de données sur les cas d’accidents.

Pour le moment, cette association lance un appel au gouvernement et aux décideurs, pour mieux réglementer les motos-taxis, afin de diminuer les risques d’accidents de la circulation.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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