La morosité persiste dans la rentrée scolaire 2018-2019. La plupart des établissements scolaires que nous avons visités, ce lundi 8 octobre, une faible présence a été constatée, tant du côté des élèves, que du coté des enseignants.

Si certains pensent que c’est le mot d’ordre de grève lancée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui est à la base de cette situation. D’autres par contre, soutiennent que c’est un manque de moyens chez les parents d’élèves ; c’est le cas d’Amadou Balato Keita, proviseur du Lycée Kipé qui estime d’ailleurs que la rentrée scolaire 2018-2019 est effective dans son établissement.

« Les professeurs programmés pour ce lundi sont tous présents et les élèves viennent petit à petit et cela dépend des moyens de leurs parents. Les premiers jours généralement les élèves ne viennent pas, mais ceux qui sont venus aujourd’hui, sont déjà en activité et progressivement les gens viendront. Les parents qui ne sont pas encore prêts vont s’affoler pour mettre leurs enfants dans toutes les conditions requises afin que ces derniers commencent aussi les cours », a déclaré au micro de notre reporter.

Aux parents d’élèves qui gardent les enfants à la maison par peur de violences, il (Balato Keita) lance ceci : « nos enfants sont les remplaçants de demain, c’est les constructeurs de ce pays donc celui qui laisse moisir son enfant dans la rue, il aurait laissé une progéniture qui fera la pagaille après lui. Donc je demande aux parents de laisser leurs enfants venir à l’école, car on ne peut pas rester toujours dans cette zizanie… »

À la question de savoir si c’est le mouvement de grève du SLECG qui est la cause de l’absence des élèves dans certaines classes de son établissement, le proviseur du lycée Kipé répond : « tout ce qu’on dit sur la grève actuellement, je coupe ma langue parce que c’est syndical. J’ai géré toute une fédération sur le plan national (la fédération syndicale professionnelle de l’éducation) crée depuis 1945, mais j’ai démissionné et quand on démissionne d’une activité, il ne faut plus en parler ».

Au moment où nous quittions ce lycée, certains élèves étaient en situation de classe et d’autres par contre ont été bloqués à la rentrée par des encadreurs, sous prétexte qu’ils sont habillés en tenue civile.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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