Dans une lettre de mission adressée aux différents responsables du département de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique, Ibrahima Kourouma a d’abord rappelé les acquis de son département avant de définir des objectifs précis. Toutefois, si l’acte permet de percevoir une vision du principal locataire du MEPU, il est évident que seul un suivi rigoureux pourrait permettre de dresser un bilan satisfaisant à l’heure des comptes.

« La présente ouverture des classes, m’offre l’opportunité de vous rappeler l’impérieuse nécessité du respect des engagements que nous avons pris, chacun à son poste et dans les limites des responsabilités qui sont les siennes, pour le renforcement  de la qualité de notre système éducatif », introduit Kourouma dans sa lettre.

Dans la foulée, le ministre insiste sur les « nouveaux enjeux » interpellant les différents responsables du département et sur qui il compte s’appuyer pour les relever. Parmi les actions déjà entreprises les années précédentes (et à renforcer) par le MEPU figurent en bonne place « le suivi ministériel des orientations par trimestre (niveau IRE/DPE-DCE), la mise en place de mécanismes de régulation des flux pour palier le déséquilibre élèves salle de classe, le renforcement de l’encadrement  rapproché des enseignants ».

Au cours des 3 années précédentes, le MEPU avait instauré le renforcement des inspections pédagogiques et administratives et ouvert un  lycée d’excellence – baptisé au nom du président de la République – où du matériel adapté a été installé pour former les meilleurs élèves du pays.

Le lycée d’excellence doit « constituer une pépinière d’une nouvelle génération future d’agents de développement et un modèle que les autres écoles imiteront progressivement », indique la lettre.

Selon nos informations, un lycée technique est également dans les projets du MEPU.

Outre ces indications, « le contrôle et la supervision des écoles privées en vue de poursuivre l’assainissement et le renforcement de l’application des textes réglementaires en vigueur », reste une action visant une meilleure qualification du système.

La réforme consistant à redéployer tout le personnel recensé excédentaire à leur poste vers les préfectures déficitaires, et le principe « un maître une classe ; une classe un maître », au niveau du cycle primaire, a déjà été mise en œuvre.

En outre, l’objectif visé par le MEPU à savoir la normalisation des charges hebdomadaires minimales, soit 18 heures de cours par professeur « avec la possibilité de l’usage du principe de l’itinérance et de la mise à cheval des professeurs » a été atteint de manière satisfaisante, souligne implicitement la lettre de Kourouma.

Côté innovation pour l’année à venir, Le MEPU prévoit aussi de renforcer le civisme dans les écoles par la mise en œuvre de programmes spécifiques.

Le MEPU envisage aussi « le suivi de l’effectivité de l’enseignement de l’anglais au collège », souligne la lettre.

Pour finir, indique la missive du chef du département du MEPU, « l’introduction au baccalauréat, à compter de la session 2014, d’une épreuve de mathématiques pour le profil Sciences sociales et d’une épreuve de philosophie pour les profils Sciences mathématiques et Sciences expérimentales », est au programme.

Reste à savoir comment maintenir à petites doses le cap du changement dans un pays où les fonctionnaires ont du mal à intégrer l’enjeu des réformes incontournables qui, elles seules, peuvent changer le destin de ce pays.

Ousmane Sylla

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