Quelques jours après leur reprise, les négociations entre le gouvernement et une branche du syndicat des enseignants (SLECG) autour de l’augmentation du salaire de base de ces derniers à 8 millions GNF, ont une nouvelle fois été suspendues, ce mardi 4 septembre. Les raisons de cette suspension s’expliquent par l’arrestation, hier, par la police, d’un syndicaliste qui se trouve être le chargé de communication du SLECG version Aboubacar Soumah.

Au sortir de cette rencontre qui a moins duré que prévu, le principal meneur du dernier mouvement de grève des hommes de craie, Aboubacar Soumah, a, au micro des journalistes présents, déclaré : « Aujourd’hui, c’est un jour spécifique ; comme vous le constatez, nous venons de suspendre les négociations. La raison est toute simple, il se trouve que notre chargé de communication, Amara Mansa Doumbouya, a été arrêté depuis hier soir, sur instruction du chef de cabinet du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, pour des motifs que nous ne connaissons pas et que d’ailleurs nous ne voulons pas savoir ».

Selon lui, « depuis très longtemps, il (Amara Mansa, ndlr) est poursuivi sur ordre de ces autorités soit politiques, soit administratives de l’éducation. Parce que c’est tout simplement notre chargé de communication, et il est en train de bien jouer son rôle. Donc, pour ces motifs, il a été arrêté hier, et aujourd’hui, nous avons exprimé notre désarroi, notre regret par rapport à cette situation et nous avons exigé à ce qu’il soit libéré immédiatement, sinon les négociations ne peuvent pas se poursuivre ».

En effet, Aboubacar Soumah a fait savoir que face à cette situation, la partie gouvernementale a été sensible et solidaire aux syndicalistes. « Elle (la partie gouvernementale, ndlr) nous a demandés de bien vouloir, comme nous l’avons exigé, suspendre les négociations en vue de permettre à la partie gouvernementale de mener des enquêtes et des négociations, pour que notre camarade soit libéré dans la journée ».

Par ailleurs, il a rassuré que ces perpétuelles suspensions de ces négociations ne risquent pas d’aboutir à une nouvelle crise. « Il n’y aura pas de crise, cette fois-ci ; je crois que nous trouverons la solution. Le gouvernement est disposé à discuter avec nous, cette fois-ci, je crois qu’il y a la bonne foi, sinon ils ne nous auraient pas convoqués en ce moment-là, ils auraient attendu, ils auraient attendu jusqu’à l’ouverture. Mais comme ils n’ont pas attendu jusqu’à l’ouverture, nous estimons vraiment que cette fois-ci, le gouvernement a la bonne foi de négocier avec nous, pour que nous puissions trouver une solution à nos 8 millions, afin que l’école soit ouverte à la date fixée », a rassuré Aboubacar Soumah.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com

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