La loi de finance initiale (LFI) 2019 a été présentée par les membres du gouvernement concernés, ce lundi 5 novembre 2018, à l’Assemblée nationale. Sur les 113 inscrits, 69 députés ont répondu à l’appel nominal, 23 excusés et 21 absents.

Selon le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, les grandes masses et solde caractéristiques du projet du budget pour 2019 se présentent ainsi qui suit en francs guinéens :
-Recettes totales 19 332, 08 Mds, soit 15,3% du PIB;
-Dépenses totales 22 312, 13 Mds, soit 17,6% du PIB dont 9 663,48 Mds en dépenses d’investissement, soit 7,7% du PIB ;
-Solde de base -2 980,05 Mds, soit du -2,4% du PIB.

Pour combler le déficit budgétaire, le ministre soutient que « le déficit budgétaire, qui s’établit à 2 980, 05 Mds, sera couvert par des ressources de financement à hauteur de 5 042,99 Mds et des charges de financement à hauteur de 2 062, 16 Mds. Le solde budgétaire de base était à 0,9% du PIB contre 0,8% dans la loi de finances rectificative 2018 ».

Dans son discours de présentation, le ministre de l’Economie et des Finances, Mamady Camara, a déclaré que la loi de finances initiale 2019 « a été élaborée dans un contexte international marqué par un ralentissement de la croissance de l’économie mondiale. Le taux de croissance passerait ainsi de 3,8% en 2017 à 3,7% en 2018, contre une prévision de 3,9%. Les principaux acteurs invoqués sont le regain de tension commerciale et le resserrement des conditions financières liées à la sortie des politiques monétaires très accommodantes () En ce qui concerne le contexte national, la croissance s’est établie à environ 10% en 2017, contre 10,5% en 2016. Les projections de croissance en 2018 tablent sur 5,8% en estimations conservatrice. Comme vous le constatez, le taux de croissance du PIB est demeuré robuste ces trois dernière années ».

« Ces résultats auraient été bien meilleurs dans un contexte social apaisé. En effet, la récurrence des troubles sociaux et des grèves syndicales en 2018 ont eu des répercussions importantes sur l’activité économique et paralysé les grandes zones de production et de consommation. L’impact de ces événements sur les finances publiques a été particulièrement sensible. La baisse de recettes qui en a résulté a nécessité l’élaboration d’une loi de finance rectificative », a-t-il soutenu.

Malgré que la LFI 2019 soit déficitaire, pour le ministre de lEconomie et des Finances, ladoption du budget à la fin de lannée va permettre entre autres « la réduction de l’extrême pauvreté et le partage de la prospérité reflétés par l’augmentation significative des crédits aux secteurs sociaux ; la diversification de l’économie nationale pour réduire sa dépendance vis-à-vis du secteur minier et orienter les investissements vers les secteurs économiques plus rédistributifs; le développement des infrastructures économiques et sociales ».

Bhoye Barry pour guinee7.com
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