Le ministre des Travaux publics, Moustapha Naïté, a effectué une visite de travail sur le pont de Linsan (Kindia), où d’ailleurs, il a été obligé de passer la nuit, pour tenter de ramener le calme et la sérénité sur les lieux.

Arrivée à Linsan dans les environs de 11 heures, ce dimanche, malgré la forte pluie qui s’est abattue durant toute la journée, et la colère doublée d’indiscipline de la part des chauffeurs, le ministre Naïté, accompagné de certains cadres de son département et des forces de défense et sécurité, a libéré la route, en facilitant le passage des usagers, dont certains ont fait plus de trois jours dans un embouteillage long plus de cinq kilomètres, au niveau du pont de Linsan.

Selon le ministre des Travaux publics, après l’écroulement du pont sur le fleuve Konkouré, un travail a été fait avec l’ingénieur conseil du ministère. Pour lui, ce travail a été fait « à notre satisfaction ; on avait prévu qu’à la mi-août le pont puisse servir de passage pour les véhicules. Et comme vous le savez, on n’avait pas prévu la montée des eaux à la mi-août, on avait pensé plutôt à la troisième semaine ; mais le phénomène naturel, personne ne peux le prédire. Je pense que le travail a été fait pour pouvoir quand même soulager la population, et c’est un stock de véhicules que vous voyez au niveau de pont de Linsan, de part et d’autre. Vous avez 15 km de véhicules de part d’autre de la rive du fleuve Konkouré ».

Le ministre Naïté ajoute, cependant, que pour l’instant : « Nous sommes en train de mettre de l’ordre, de la discipline, parce que ce que nous constatons réellement, c’est une indiscipline extraordinaire des camionneurs qui ne veulent pas respecter le poids à l’essieu. Mais nous nous efforçons à mettre la pression, pour que chacun d’eux respecte le poids à l’essieu, ou tout de même faire passer  dans les normes requises au niveau de la CEDEAO… C’est ce que nous sommes en train de faire. Et depuis quelques jours, vous avez dû constater, il y a un embouteillage extraordinaire, il y a des files d’attente extraordinaires, mais je pense que d’ici 48 heures, les choses vont rentrer dans l’ordre ».

Parlant du nouveau pont en question, Moustapha Naïté soutient que les gros porteurs de 60 à 80 tonnes ne pourront passer qu’à partir du 22 de ce mois. Pour le moment, seuls les camions de moins de 40 tonnes peuvent y passer. « Déjà, nous sommes en train de faire de l’inspection visuelle, pour voir si le pont à l’essieu n’est pas dépassé. Nous avons installé des ponts-bascules qui sont en train d’être mis en service ; ce n’est pas très facile en ce moment, mais espérons que d’ici le 22 août, tous les camions de tonnes variant jusqu’à 60, 80 tonnes peuvent passer… Mais pour l’instant, nous recommandons vivement de respecter ce tonnage, afin que nous rentrions dans la résistance totale du béton, de l’ouvrage fait à cet effet  (sic) », a fait savoir le ministre des TP.

« Aujourd’hui, avec la résistance du pont à 80%, on peut laisser passer certains véhicules de 40 à 50 tonnes. C’est ce que nous sommes en train de faire, mais vous savez, ce n’est pas du tout facile de faire restaurer la discipline, avec même l’appui des forces de défense et sécurité. Nous croyons, nous sommes confiants que d’ici 48h, les choses vont rentrer dans l’ordre et tout le monde pourra circuler aisément. Les ponts-bascules installés de part et d’autre du pont pourront être utilisés convenablement », renchérit-il, avant de d’appeler les usagers à la patience et la prudence, mais surtout, ajoute-t-il, « si on a passé deux mois à attendre qu’un ouvrage nous permette de pouvoir franchir le fleuve, qu’on soit qu’à même patient, même si c’est pour 48h, 72h. Ce que nous constatons ici, vraiment c’est l’indiscipline, chacun veux passer, personne ne veut laisser la place à l’autre et ce qui nous amène à cette situation. Si chacun pouvait rester dans la file qui lui a été indiquée, je pense qu’on ne serait pas là aujourd’hui, mais voilà, c’est ça le problème… »

« Le pont de Kassonya, vous avez dû constater, nous avons déjà commencé à poser les tabliers. Donc, les tabliers sont en train d’être posés en ce moment. J’estime que d’ici une ou deux semaines, le pont de Kassonya sera fini. C’est un pont provisoire aussi. Nous avons un projet avec nos partenaires hollandais, pour faire environs cinq ponts à Conakry », conclut-il.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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