L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu son assemblée générale hebdomadaire, ce samedi, à sont siège national, à Commandayah, dans la commune de Dixinn. À l’absence de Cellou Dalein Diallo, leader du parti, c’est Mamadou Bano Sow, vice-président chargé des affaires politique du parti, qui a présidé cette séance qui a enregistré de nombreuses adhésions.

Après deux minutes d’applaudissements, en mémoire du député disparu jeudi dernier, Bano Sow a expliqué aux militants les raisons qui poussent les leaders de l’opposition dite républicaine à  reporter à chaque fois les manifestations.

« Nous, un parti républicain, la loi prévoit des voies et moyens par lesquels nous devons poser les problèmes. C’est pourquoi, lorsque nous avons des revendications qui sont d’ailleurs reçues depuis un certains temps ; nous avons revendiqué l’organisation des élections libres et transparentes, pour la libération des prisonniers, nous avons manifesté pour que les victimes soient indemnisées ; nous avons revendiqué pour un certain nombre de choses, pour qu’il y ait la Haute cour de justice. Nous commençons à écrire au pouvoir, ensuite nous négocions à l’informel et sur fond formel. En dernier ressort, nous décidons d’organiser une manifestation. Le président Cellou Dalein nous rappelle très souvent que c’est le dernier recours que nous avons, (….) », a fait savoir Mamadou Bano Sow, aux militants mobilisés pour la circonstance.

« Lorsqu’on n’a pas le choix, on décide d’organiser ces manifestations. Et c’est pourquoi, parce que nous avons des objectifs très précis, lorsque le pouvoir prend peur et vient nous demander d’accepter qu’on se retrouve autour de la table de négociations, comme je vous disais tout à l’heure, nous sommes républicains, il est difficile de refuser cette main tendue », a déclaré Bano Sow, avant de préciser que : « Pour le moment et cela peut arriver, il ne faut pas l’exclure, pour le moment, nous n’avons pas décidé de prendre la rue pour dégager ce pouvoir corrompu et incompétent. Mais le président Cellou nous a enseigné ici que ce n’est pas exclu que ça arrive, s’il continue à violer la constitution tel qu’il le fait. Mais, le moment que nous ne sommes pas là, lorsqu’il est question de discuter, de dialoguer pour trouver une solution, on est obligé de vous demander d’accepter qu’on suspende une manifestation (…) », renchérit-il.

« C’est en toute connaissance de cause et en tout responsabilité que les leaders de l’opposition, le chef de file de l’opposition vous demandent parfois de suspendre les manifestations. Mais, continuons à nous préparer, à nous mobiliser, parce qu’à chaque fois qu’on aura besoin de mettre la pression, comme disaient les autres, mettre le feu là où il le faut pour avoir un petit pas, eh bien il faudra qu’ont mette le feu. (…) », conclut ce cadre de l’UFDG.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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