S’exprimant au nom du patronat Guinéen, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de la réalisation d’un Répertoire Opérationnel Africain des Métiers (ROAME), le PDG du groupe BCEIP (Bureau de Consultation d’Enquêtes, d’Intérim et de Perfectionnement), Mansa Moussa Sidibé, a profité de la présence du Premier ministre, Kassory Fofana, pour mettre un accent particulier sur la pratique de l’agriculture qui, selon lui, est incontournable dans le processus de développement de la Guinée.

À l’entame de ses propos, cet ancien ministre de la Pêche a rappelé que la valeur première de la Guinée, c’est l’agriculture. « Quoi qu’il en soit, dit-il, des années durant, nous avons vécu de l’agriculture ; si aujourd’hui, par la grâce de l’évolution des affaires, nous allons dans les mines, dans l’énergie et autres, c’est parce que nous avons pu déjà être soutenus par l’agriculture ». Avant de déclarer : « Donc, vouloir faire de l’agriculture une occupation essentielle est très important ; et le patronat estime que la question fondamentale de notre agriculture réside effectivement dans la situation de la main-d’œuvre ».

Pour Mansa Moussa Sidibé, « on a beau vouloir donner de l’importance à l’agriculture aujourd’hui, mais les conditions d’exécution et de réalisation des champs causent deux problèmes essentiels : les jeunes ne sont pas formés et ceux qui sont formés ne veulent pas faire l’agriculture ; ceux qui sont formés et sont dans l’administration préfèrent rester dans les bureaux que d’accompagner les cultivateurs. Cela cause de sérieux problèmes ».

« Celui qui vous parle est un cultivateur depuis sa naissance, et je le fais aujourd’hui beaucoup. Donc, il est difficile de trouver la main-d’œuvre, parce que les gens ne veulent plus aller au champ, ils préfèrent s’asseoir devant les mines pour attendre un emploi de rien du tout, que d’aller faire un champ pour se nourrir. C’est la raison pour laquelle j’ai été très choqué quand j’ai été à l’inauguration de l’usine de mon village, à Boké. Des Chinois ont fait un champ, leurs tomates, gombos, piment, ils les gagnent. Et j’ai dit aux villageois, c’est vous qui devriez faire ça », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le patron de BCEIP estime que le chef de l’État est en train de faire de choses merveilleuses, en payant des engrais, des semences… « Mais il faut que notre administration soutienne ces actions, il faut que ceux qui ont eu la chance de faire l’agriculture nous accompagnent. La Guinée, en créant son université, la première faculté, c’est la faculté d’agriculture ; et les cadres guinéens les plus formés ont été à l’extérieur, soit au Cuba ou en Algérie, pour être formés en agriculture ».

Pour finir, Mansa Moussa Sidibé a, au nom du patronat guinéen, invité le Premier ministre, chef du gouvernement, à considérer cette situation évoquée ci-haut, car dit-il, « nous avons besoin de développer notre agriculture ».

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com           

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