En Guinée, les leaders politiques et/ou institutionnels au plus haut niveau n’ont pas adressé leurs souhaits de bon Ramadan, en ce début du mois saint musulman, aux fidèles musulmans guinéens, dans un pays où l’islam est pratiqué par plus de 90% de la population. Le monde politique est plutôt préoccupé à gérer les contentieux électoraux, à travers d’interminables dialogues.

Aussi banale que cela puisse paraître, le message d’un homme politique à des circonstances pareilles compte pour beaucoup dans l’expression même de sa proximité avec le peuple. Le mois de Ramadan est difficile à tenir, encore plus dans un pays où la précarité sociale est très poussée. C’est à cette occasion, que l’homme politique de l’opposition (comme l’a fait Cellou Dalein, en 2016) parle des maux dont souffre la population et profite pour y trouver la responsabilité du gouvernement. Celui qui commande, reviendrait donc sur les performances de son gouvernement et les efforts fournis pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

L’exemple du chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo en 2016 : « Le ramadan est également une période de méditation. Face aux discours qui blessent, humilient et divisent, nous avons besoin de stimuler le vouloir vivre ensemble et consolider l’unité et la cohésion de notre Nation. Nous devons être plus résolus dans l’effort de construire un Etat rassembleur débarrassé de l’arbitraire, du sectarisme et de la corruption. Un Etat à même de rendre la Nation, qui est notre référence commune, ouverte à tous, plus solidaire et plus cohésive. »

Mais cette année, à la sortie d’une élection communale controversée suivie d’une série de manifestations ayant entraîné la perte en vies humaines d’une dizaine de Guinéens, place est aux négociations. Desquelles d’ailleurs l’opposition dite républicaine dit s’être retirée. Contrairement aux Ramadans précédents, des manifestations sont même prévues au cours de celui-ci. La première a été reportée ce mercredi soir pour « donner une chance aux médiations que comptent mener la communauté internationale », fait savoir le porte-parole des opposants.

Côté pouvoir, Alpha Condé qui ne s’est lui aussi pas prêté à cet exercice (même sur son compte facebook), est en pleine tournée à l’intérieur du pays. Pour mieux vendre « sa politique de développement » aux Guinéens de l’intérieur. Il y va d’ailleurs avec un gros colis. Un certain Mouctar Diallo, le président des NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) partage ces moments avec Alpha Condé.

Il faudra donc attendre la fin du Ramadan, lors de l’Aid El Fitr, pour des discours politiques au plus haut niveau envers les citoyens à la base ?

Alpha Mady pour Guinee7.com

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