Au sortir du panel qui a eu pour thème, « Quel écosystème pour favoriser le développement de l’entreprenariat en Afrique ? », le ministre des Investissements et des Partenariats  publics privés, Gabriel Curtis, et ses co-animateurs, le Sénégalais, Pape Diop, directeur général de BEM Dakar, et le Malien, Issam Chleuh de Suguba, face à la presse, sont revenus sur ce thème qu’ils ont développé pour les jeunes entrepreneurs.

Pour sa part, le ministre Gabriel Curtis a décrypté le salon et son thème comme suit :

« L’objectif du salon, c’est de mettre l’emphase sur l’entreprenariat en République de Guinée. C’est également d’être un salon de partage et de réseautage. Partage, parce que nous avons non seulement l’écosystème entrepreneurial du pays, mais aussi d’autres des pays surtout limitrophes, comme vous le voyez à ma gauche, il y a un entrepreneur du Mali et à ma droite un entrepreneur du Sénégal. Donc, ça nous permet vraiment d’échanger autour des questions de l’entreprenariat et aussi, c’est ce que je pense de plus important, c’est un salon de réseautage, c’est ce qu’on appelle en anglais du networking. Ça permet de se rencontrer, de lier des partenariats. Ça va nous permettre d’avoir une véritable visibilité sur les entrepreneurs ici aussi en Guinée ».

Il a ensuite ajouté que : « C’est une question vaste. Si je dois résumer ce que le panel a dit, c’est qu’il faut donner des moyens à notre écosystème. Il faut former les gens, il faut s’assurer des disponibilités, notamment en ressources humaines et en financement. Mais aussi ce qui est important, c’est que les entrepreneurs eux-mêmes doivent connaitre et savoir ce que c’est l’entreprenariat et utiliser aussi, parce que qu’on est à l’aube de la 4ème révolution industrielle… Le numérique apporte et ouvre de grandes perspectives… Donc avec cela, l’écosystème actuel peut être véritablement transformé par le numérique. Le rôle de l’Etat, c’est d’abord être un soutien, de continuer à mener des reformes et de voir dans quelle mesure on peut utiliser la puissance de l’Etat, notamment avec les PPP pour soutenir les entrepreneurs nationaux ».

A son tour, Pape Diop, administrateur directeur général de BEM Dakar, au Sénégal, dira que : « Pour moi, l’entreprenariat, on le sait, c’est une discipline qui est récente mais c’est quelque chose qu’il faut enseigner. Je pense qu’il faut apprendre à tous pour apprendre à entreprendre. Les universités, les écoles, les centres de formation ; les espaces de transmission du savoir, je pense doivent développer cette connaissance-là. Je dis également qu’au minimum, lorsqu’on veut entreprendre, je pense qu’il faut avoir une culture économique et financière. On n’a pas besoin d’aller à l’école pour avoir une culture économique et financière, parce que tous ceux qui ont une perspective, une ambition sont en capacité d’entreprendre ».

Enfin, M. Issam Chleuh Suguba Mali d’argumenter : « On va dire, ici en République de Guinée, l’écosystème entrepreneurial doit être inscrit dans une vision plus globale que le pays a pour son développement et pour la sous-région. Pour nous, selon l’analyse qu’on a faite, les industries comme la logistique et le transport doivent être au cœur du développement et aussi c’est des industries que des jeunes guinéens doivent s’approprier. Actuellement, il y a les dernières technologies disponibles et les jeunes Guinéens peuvent développer les derniers start-up qui concernent la logistique et le transport ».

Et enfin, il a finalisé en conseillant aux jeunes : « Ils peuvent développer les derniers start-up  en ce qui concerne la transformation agroalimentaire et aussi le rôle des technologies qui est primordial ».

Abdou Lory Sylla au SADEN pour Guinee7.com

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