L’opposition s’est réunie dans l’après-midi du  dimanche 13 octobre au domicile privé de Sidya Touré à la Minière. Avec pour objectif de se prononcer  sur ce qui se passe dans la circonscription de Matoto. Etaient présents à cette rencontre entre autres, le président de l’UPG, Jean Marie Doré ; le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo ; Jean Marc Telliano, président du RDIG ; Mouctar Diallo, président des NFD…

Sidya Touré a indiqué que le cas de la circonscription de Matoto les interpelle à plus d’un titre. Et d’expliquer : ‘‘Depuis un certain temps, nous avons assisté à des allées et venues du RPG qui, non seulement a estimé que le représentant de l’UFR ne devait pas être dans la salle mais qu’également le président de la Commission de centralisation avait un parti pris. On a essayé de faire prospérer cette idée à tel point que, curieusement au moment où le RPG quittait la salle, le représentant du ministre de l’administration du territoire est parti avec lui. On se demande où est le fonctionnaire et où est le politique ? C’est sur ce fait et avec l’insistance du RPG qu’il a été demandé d’apporter un correctif à la commission de centralisation de Matoto.  La proposition qui a été faite par la CENI était d’abord d’envoyer un nouveau magistrat à la place de celui qui était là. Mais cela ne peut se faire que par la Cour Suprême ou d’envoyer un magistrat pour assister le magistrat qui a fait ce travail depuis 15 jours et dont on connait pratiquement tous  les résultats. Fort de ce préaccord avec certaines personnes, le président de la CENI au lieu de désigner un magistrat qui devrait assister celui qui est déjà en place s’est permis d’envoyer un ordre de mission et qui désignait un nouveau magistrat. Et c’est ce dernier qui fera tout le travail du magistrat et le suppléera le cas échéant. Cette formulation de l’ordre de mission est en contradiction totale avec l’article 85 du code électoral guinéen qui dit : ‘‘le président de la Commission administrative de centralisation est nommé sur proposition du Conseil Constitutionnel’’. Et ça ne peut pas être sur proposition du président de la CENI. Il y a là une contradiction fondamentale.

Et de fustiger : ‘‘La CENI va plus loin. Non seulement, elle interprète la loi en se donnant des attributions qu’elle  n’a pas, mais elle modifie même le contenu de la loi. Ce qui est le rôle du législateur. Il ne peut pas être accepté aujourd’hui dans l’état où se trouve ce processus électoral de décourager les magistrats qui ont fait correctement leur travail. Tout ce à quoi nous avons assisté en Haute Guinée, en Forêt, à Fria, à Dubréka, Kissidougou, à Mandiana où nous avons eu un vote à 90 pour cent. Même les vaches ont voté. Que des magistrats aient accepté cela et celui qui correctement, a fait sa tâche de jour en jour soit sanctionné parce que le parti au pouvoir le souhaite. Nous nous sommes opposés catégoriquement à ce qu’un autre magistrat soit envoyé à la place de celui qui est en place. Nous n’accepterons pas cela. Nous ne resterons pas, si ce nouveau magistrat désigné par la CENI devait prendre fonction.’’

Et de révéler : ‘‘Nous avons également préparé une lettre pour porter plainte directement à la Cour Suprême. Parce que, c’est de leur rôle de désigner les magistrats pour ce genre d’opération. Si ce magistrat devait être révoqué, il ne devait l’être que par celui qui l’a envoyé, c’est-à-dire celui qui l’a proposé, c’est-à-dire le Conseil Constitutionnel. Ce sont des points de droits qu’on relève. Parce que tous les jours on parle de droit dans ce pays. Et là, nous avons un cas particulièrement clair de l’interprétation de la loi. Regardez l’article 85  du code électoral guinéen. Cela résout aussi le problème qu’on a voulu vous vendre en disant que le représentant de l’UFR ne devait pas tenir ceci ou cela. Là-dans, il est dit qu’on peut être représenté soit par un membre du parti, soit par un représentant du candidat, soit par lui-même. Donc, la question ne se pose pas.’’

Et de conclure : ‘‘Nous déplorons cette situation. Matoto est un cas spécifique. A l’intérieur du pays, il s’est passé des choses autrement plus graves.  Voilà les raisons pour lesquelles nous tenons à l’annulation de ces élections. Nous récusons de la manière la plus catégorique ce superviseur. Un terme qui a été créé par la CENI, car n’existant pas dans le Code Electoral. La Ceni pourrait s’occuper de faire des élections un peu plus propre.’’

El Hadj Mohamed Diallo

 

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