C’est ce lundi 23 juillet 2018, qu’El hadj Ibrahima Kalil Keita, en compagnie de certaines autorités préfectorales, a rencontré les deux communautés belligérantes (Badamako et Dorah), pour tenter de les rabibocher. Une portion de terre en état d’exploitation artisanale de l’or est la source du conflit qui oppose les deux districts (Badamako et Dorah) qui en réclament toutes deux la propriété. Et des violences ont été occasionnées de part et d’autre par cette grande divergence.

Saisi du problème, le préfet de Siguiri, El hadj Ibrahima Kalil Keita, n’a pas tardé à convoquer une réunion d’urgence, au cours de laquelle il s’est prêté à l’écoute des deux camps. Selon les citoyens du district de Badamako, le domaine conflictuel leur appartient depuis les temps immémoriaux, alors que pour ceux de Dorah : « Tout le monde sait que cette mine d’or nous appartient ».

Et il est reconnu vrai que les deux districts belligérants relèvent de sous-préfectures différentes, à savoir Badamako, qui relève de Doko (Sèkè) ; et tout porte à croire que cette localité est la deuxième sous-préfecture la plus peuplée de Siguiri, derrière Kintinian, tandis que le district Dorah lui aussi relève du canton de Niagassola (Mandén).

Après avoir écouté l’intervention des deux camps,  le premier responsable administratif de Siguiri, “Toûgnafô Ibrahima Kalil Keita”, le préfet de Siguiri a dit :
« Je ne suis pas venu pour trancher la limite entre Badamako et Dorah, ni identifier le propriétaire du domaine, mais plutôt vous montrer que la paix reste et demeure le seul moyen de vivre dans la confraternité, et même avoir l’argent propre. Mandén et Sèkè sont de même famille et sont des grains de la même calebasse, et s’il n’y a pas de compréhension, la zone concernée est arrêtée à partir de maintenant, jusqu’a nouvel ordre », dit-il, avant d’ajouter, pour clore que : « Dans ce problème, c’est le téléphone qui a créé d’énormes paniques, en transformant mes propos ».

De son côté, le sotiguikémo de Mandén, doyen Djôntan Madi Keïta, présent sur le site, a donné la genèse de cette zone : « Le conflit entre Badamako et Dorah a commencé depuis que moi je n’étais pas né. Donc, il faut une grande vigilance ; nous sommes des frères, sœurs, pères… Si toutefois la zone dont il est question nous divise, ce serait mal, mais je me verrai avec mon entourage, afin que nous fassions une réconciliation… »

C’est sous la clairvoyance du sous-préfet de Niagassola, Cheick Amara Simagan, que la communauté de Mandén a accordé un accueil chaleureux.
au sotiguikémo des 65 villages de Sèkè, El hadj Yamoudou Koumba Magassouba : « L’importance de la paix entre Sèkè et Mandén est inexplicable à long terme ; savez-vous que ces deux communautés sont des grains d’une même calebasse ? Alors, dans la paix, on peut avoir tout, on peut tout espérer, mais dans la guerre, rien n’est possible », a-t-il dit.

A signaler que les forces de sécurité et de défense ont marqué leur présence par une forte mobilisation. Présentement, la zone conflictuelle est sécurisée et surveillée par une équipe mixte composée de militaires et de gendarmes, déployés par le commandant du bataillon d’infanterie de Siguiri, colonel Mamadi Condé (donsoba) et les hommes du lieutenant-colonel Lah Moussa Traoré de la gendarmerie départementale de Siguiri.

Seicksella Sacko pour guinee7.com

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