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Une délégation mixte composée des responsables de la Société Anglo-Gold (SAG) et du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, Sinè Magassouba, s’est rendue dans les deux localités, Foulata et Saraya (s/p de Maléah), pour une rencontre avec les populations autour des contrats de compensation de leurs champs d’anacardiers. Alors que les deux communautés, conscientes des séquelles du conflit fratricide occasionné par la SAG, venaient d’être réconciliées devant le sotikèmo de Sakodougou Sèla, comme le veut la tradition, d’autres circonstances malheureuses sont venues rouvrir les plaies qu’elles éprouvaient.

Cela était dû à la remise des contrats de compensation des détenteurs de champs d’anacardiers ; c’est à dire du dédommagement des pertes subies par elles.
Mais pour les contractants des deux communautés, « il y avait bel et bien une convention entre la SAG et la communauté qui s’est soldée par une trahison » ; et dans cette convention, la SAG a d’abord refusé la compensation des champs d’anacardiers par nombre de pieds pour fixer un critère de 400 pieds par hectare.
C’est pour ces raisons d’ailleurs que certains propriétaires de champs d’anacardiers ont refusé de signer le contrat de compensation.

C’est le cas d’un citoyen de Sakodougou Foulata, Sékou Syndicat Camara, président de la commission locale de recensement des champs d’anacardiers mise en place par la communauté : « Je deplore la façon dont la communauté de Foulata a été compensée cette fois-ci, parce que ce n’est pas la première compensation, c’est la deuxième ; la première, il y avait 73 champs d’anacardiers compensés et chacun était tranquille, et pour cette deuxième étape, c’est le contraire. C’est d’ailleurs une haute trahison ; imaginez 320 champs d’anacardiers enregistrés pour être indemnisés, et dans ce nouveau contrat, certains ont eu deux millions, d’autres ont eu sept cent mille francs. Moi par exemple, dans ce nouveau contrat, j’ai eu 720.000 francs ; pourtant j’ai deux hectares et 270 pieds d’anacardiers. Voilà la raison de mon refus de signer le contrat », dit-il.

De son côté, un autre citoyen de Sakodougou Saraya dit avoir aussi subi les mêmes faits. Bandjougou Keita Zicko affirme : « Moi, mon champs d’anacardiers a été estimé à 1 ha 100 m² et répondait à tous les critères de compensation, mais l’argent que j’attendais n’est pas venu dans ce nouveau contrat ; c’est pourquoi j’ai refusé de signer le mien ».

À rappeler que la SAG, après 26 ans d’implantation sur le sol guinéen, est accusée d’être à l’origine de nombreux conflits domaniaux réglés par l’administration centrale, à Conakry.

Seick Sèla Sacko à Siguiri  pour guinee7.com

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