Le SLECG, syndicat en charge des enseignants, et le gouvernement guinéen se sont retrouvés, le mercredi 29 août, au ministère de la Fonction publique, pour relancer les négociations sur les accords non encore appliqués et les préalables du protocole d’accord, du 13 mars dernier.

Après une lettre de l’Inspection générale du Travail invitant les deux parties au dialogue, la première journée a été marquée par des discussions autour de cinq préalables, comme l’a indiqué Mohamed Bangoura, chargé de communication du SLECG : « Il y a cinq (5) préalables sur la liste.  Le premier porte sur l’arrêt de l’ingérence des autorités administratives dans les affaires syndicales, le second est celui du virement des salaires des enseignants nouvellement engagés en 2017-2018, le troisième est l’engagement à la Fonction publique des 10 enseignants homologués de l’université de Kindia qui, depuis plusieurs années, sont en situation de classe et qui ont été remplacés par les parents de certains cadres du département. Le quatrième préalable concerne les étudiants en situation de classe qui se sont vu enrôler dans les fichiers de la Fonction publique en lieu et place de ces enseignants. Nous avons aussi demandé, en cinquième lieu, le payement des primes des négociations qui ont abouti à la signature du protocole d’accord du mardi 13 mars 2018 ».

Dans la même logique, l’Inspecteur général du Travail, Alia Camara, a informé que le débat portait sur les propositions faites par le syndicat du SLECG : « Les débats de ce matin ont été essentiellement focalisés sur les préalables, mais j’avoue que les discussions se sont déroulées dans une atmosphère de cordialité, et la partie syndicale a fait part d’un certain nombre de préalables en précisant qu’elle souhaite avoir des éléments de réponse venant du gouvernement. La partie gouvernementale a pris note de l’ensemble de ces préalables ; et le rendez-vous est donné pour le mardi prochain, pour connaître la position du gouvernement.

Par ailleurs, deux autres points ont été ajoutés, selon Mohamed Bangoura. Il s’agit de la poursuite judicaire lancée contre les loubards qui ont vandalisé les locaux du SLECG ; le reclassement des admis au deuxième certificat ; leur prise en charge ainsi que le rétablissement dans leurs droits des camarades mutés au sein des universités de Kindia, Gamal et Labé, a-t-il conclu.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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