Tibou Kamara

L’artiste, Takana Zion a organisé un carnaval hier mardi pour dénoncer notamment la mal gouvernance. Sans informer las autorités qui ont mis le grappin sur lui. Tibou Kamara, ministre d’Etat, ministre conseiller personnel du chef de l’Etat revient au micro de nos confrères de la télévision nationale, sur l’arrestation du rastaman.  ‘‘Vous savez même l’opposition, qui est légitimement fondée à manifester, à recourir à des manifestations lorsqu’elle estime que c’est un droit qu’elle doit exercer, en informe les autorités et celles-ci à leur tour prennent les dispositions nécessaires pour que le droit et les libertés des uns s’exercent sans gêner les droits et les libertés des autres, mais surtout que cela n’affecte pas l’ordre public et ne menace pas la paix sociale dans notre pays. C’est ainsi que l’opposition contrairement au passé, a pu récemment tenir des meetings à Kaloum à Matoto à Ratoma en accord avec les autorités, et pour la première fois dans les manifestions politique dans notre pays, il n’y a pas eu d’incidents ; il n’y a pas eu des actes de vandalisme. Parce que chacun a pris ses responsabilités, chacun était conscient de ses droits et de ses devoirs. Il faut que chacun d’entre nous comprenne que l’exercice des libertés et des droits s’accompagne de la responsabilité qui nous incombe en tant que citoyen mais aussi dans l’esprit et dans le respect des lois de la République’’, rappelle le ministre Tibou.

il était nécessaire et même normal de l’interpeller pour l’entendre sur les motivations qui l’ont poussé à défier l’autorité de l’Etat

Avant d’ajouter : ‘‘Monsieur Takana Zion malheureusement a enfreint à la règle d’informer les autorités de son intention de manifester. Aller même à l’encontre de l’interdiction qui a été faite de cette manifestation, il est évident dans de telles conditions, force restant à la loi, il était nécessaire et même normal de l’interpeller pour l’entendre sur les motivations qui l’ont poussé à défier l’autorité de l’Etat et à perturber l’ordre public dans la cité. Vous savez, la démocratie a des règles et le contrat social que nous avons, impose que chacun de nous fasse un effort de concession des libertés et droits qui nous sont reconnus pour permettre à l’application des règles communes de vie, c’est ainsi qu’on vit dans la société. Et dans la démocratie.’’

Pour étayer ses arguments, le ministre d’Etat a un exemple. ‘‘La France, une très grande et vieille démocratie que personne ne conteste, lorsque la police intervient, ça veut dire qu’il a une interdiction de manifester et ceux qui ont bravé l’interdiction de manifester, comme on le voit assez souvent, sont interpellés pour être entendus et après, la justice décide des suites à donner à l’affaire. C’est ce qui s’est exactement passé ce matin (allusion faite à l’arrestation de Takana)’’.

A chaque citoyen de respecter les lois de la République

Il profite de l’occasion pour demander à chaque citoyen de ‘‘respecter les lois de la République, ce qui ne veut pas dire que les droits qui sont reconnus ne vont pas s’exercer. Je vais prendre un exemple sur l’opposition qui a manifesté dans les quartiers réputés sensibles et qui habituellement au cours de ces manifestations rencontrent des problèmes liés à des accrochages entre les forces de l’ordre et les manifestants. Mais cette fois puisque chacun a compris qu’il fallait faire preuve de responsabilité, de retenue et surtout de se conformer aux lois de la République, il n’y a pas eu le moindre incident. Donc l’appel que j’ai à lancer, c’est qu’il faut user de ses droits, exercer ses libertés dans le respect strict des lois de la République et avec le souci de ne pas gêner les libertés des autres, et de ne surtout troubler l’ordre public’’.

Ismaël Sylla pour guinee7.com

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