‘‘Je voudrais qu’à l’image d’une voiture, que vous jetiez un regard dans le rétroviseur pour apprécier le chemin parcouru. Mais aussi de regarder droit devant, à travers le pare-brise, afin d’apprécier le chemin qui reste à faire. Le chemin est encore long mais avec beaucoup d’efforts, nous arriverons’’. Cette invite est adressée aux acteurs de l’inclusion financière par M. Nyanga Komata Gomou, 1er vice-gouverneur de la Banque Centrale de Guinée (BCRG) lors du lancement, ce 22 novembre, à Kindia, la légumière, d’un atelier de vulgarisation de la Loi sur les institutions financières inclusives.

Deux jours (22 au 23 novembre) de travaux pour promouvoir l’inclusion financière, en expliquant aux acteurs une Loi élaborée cette année par les autorités de régulation de la banque centrale et qui, selon M. Goumou, doit être complétée par une batterie de mesures car ‘‘le phénomène d’exclusion financière se manifeste à travers plusieurs facteurs dont l’absence de pièces d’identité ; l’analphabétisme, l’accès limité aux ressources financières et l’accès limité au service financier et à éducation financière. C’est en effet un problème multidimensionnel’’, explique le 1er vice-gouverneur de la BCRG.

Avant d’indiquer que ‘‘la solution à ce fléau est aussi complexe que le problème lui-même. Il serait prétentieux et erroné de croire que la Loi seule sur l’inclusion financière peut à elle seule résoudre ce problème’’.

Qu’à cela ne tienne ! ‘‘L’inclusion financière a démontré ces dernières années qu’elle est un outil efficace de réduction des inégalités et de lutte contre la pauvreté ; grâce à ses multiples impacts, notamment à travers l’accès au service financiers de base ; la création de l’emploi pour les femmes et les jeunes ; la création de revenus pour des couches vulnérables, l’amélioration de la productivité agricole, l’amélioration de la croissance économique nationale, et peut-être l’accès au service financier des personnes non bancarisées. Et à travers surtout le fait qu’elle donne la capacité aux personnes exclues du système bancaire de participer au développement socio-économique de la nation’’, a-t-il rappelé.

Avant de déduire que ‘‘c’est pour toutes ces raisons que les praticiens de la microfinance, les établissements des monnaies électroniques, les acteurs des pouvoirs économiques ainsi que les partenaires au développement s’accordent à considérer aujourd’hui, l’inclusion financière comme une arme de combat contre la pauvreté et l’exclusion financière’’.

Kindia, à 135 Km de Conakry, près de 200 mille habitants, est réputée être la « capitale des agrumes » en Guinée. Une ville où le monde paysan bouge et où le système D est une activité. Comme quoi tenir un atelier sur l’inclusion financière dans cette ville par ailleurs très cosmopolite n’est pas fortuit.

En tout cas les autorités administratives comptent surfer sur le pactole de cet atelier. ‘‘La problématique des taux d’intérêt dans le financement du secteur informel notamment le secteur agricole, sera au centre de vos préoccupations en vue d’alléger les charges des petits producteurs’’, a espéré, aux lancements de l’atelier, Dr Doman Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia.

Ouvert, l’atelier jugé instructif par la plupart des participants, s’est penché pour cette première journée sur ‘‘la présentation du cadre de la Loi sur les institutions financières inclusives ; les dispositions prudentielles relatives aux institutions financières inclusives ; le régime du système financier postal ; le régime des institutions de microfinance ; le régime des établissements de monnaie électronique ; la régulation des pratiques de marché ; le contrôle sur place et le cadre institutionnel’’.

La journée du 23 novembre est consacrée à des échanges sur la Loi de l’inclusion financière.

Ibrahima S. Traoré, envoyé spécial à Kindia pour guinee7.com

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